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Réunie le 14 avril 2026 à Yaoundé, la première phase de l’atelier sur l’entretien routier, présidée par le Ministre des Travaux Publics, Emmanuel Nganou Ndjoumessi, a permis de réaffirmer l’engagement du Gouvernement à moderniser durablement la gestion du réseau routier camerounais. Face à la dégradation progressive du réseau (121 873 km) et à la baisse du taux de routes en bon état (14 % en 2025 contre 16 % en 2015), l’entretien routier s’impose comme une priorité stratégique dans un secteur représentant près de 15 % du PIB.
Cette démarche s’inscrit dans la vision de la Stratégie Nationale de Développement 2020-2030, orientée vers une croissance inclusive portée par des infrastructures performantes.
Les travaux ont débuté à 10h par un mot d’ouverture du ministre, suivi de la présentation de la méthodologie et du plan d’action de l’étude par EGIS-Cameroun. Cette mission vise à établir un diagnostic du système d’entretien routier, définir une stratégie adaptée et proposer une feuille de route opérationnelle. Les échanges techniques entre participants, puis le dialogue direct avec le CT1 et l’IGQT du MINTP, ont renforcé l’approche participative. La présence des représentants de l’Union européenne et de la Banque mondiale a également marqué cette phase, traduisant l’appui des partenaires techniques et financiers.
Dans cette dynamique, le Gouvernement poursuit la concertation avec le secteur privé autour du Corridor Douala-Bangui, à travers un programme estimé à 400 millions USD. Celui-ci prévoit la reconstruction de l’axe Yaoundé-Douala (215 km) et la réhabilitation de plusieurs sections stratégiques, visant à améliorer la connectivité nationale et à renforcer l’intégration économique sous-regional .
